Phantom Flex 4K : On a testé la bête

Cet été, on a eu la chance d’avoir entre les mains l’une des caméras qui a fait sensation ces derniers mois : la Phantom Flex 4K, seule caméra capable de filmer en résolution 4K à 1000 images par seconde.

Nous avions un projet de captation dont le thème était l’infiniment grand et l’infiniment petit avec Studio Fond VertPixel’s Revenge et Sophie Pouille. Notre but : filmer des matières, des substances mélangées à d’autres avec lesquelles elles ne devraient pas se mélanger pour créer des effets ne permettant plus à l’oeil de savoir dans quelle échelle de grandeur il se trouve.
Pour ce projet, on s’était dit que le slow motion ce serait une bonne idée. Mais on s’est aussi dit qu’en 4K ça deviendrait jouissif. Retour sur nos impressions après avoir passé une semaine avec la bête en main.

Tout d’abord, faisons une présentation rapide de la Phantom Flex 4K :

  • Jusqu’à 1000 images par seconde en 4096×2160 px
  • Jusqu’à 2000 images par seconde en 1920×1080 px
  • Jusqu’à 3000 images par seconde en 1080×720 px
  • Format RAW
  • Mémoire tampon de 64 GB (= 4,8 secondes en 1000 ips).

Pour les besoins de notre tournage, il a fallu se doter de matériel. Nous avons associés à la Phantom Flex 4K une optique macro 100 milllimètres pour obtenir plus de détails sur la matière filmée.

Comme la Phantom Flex 4K est plus sensible que d’autres caméras haute vitesse (nous avons tourné à 640 ISO la plupart du temps), nous avons eu besoin en lumière plus faible que lors de précédentes sessions de slow motion. Nous avons opté pour des HMI sur lesquels il était possible de régler la fréquence de vibration et ainsi éviter d’avoir du scintillement à l’image comme ça aurait été le cas avec du tungstène.

Enfin, pour pouvoir enregistrer les images nous avons opté pour plusieurs disques SSD.

Phantom Flex 4K avec optique macro haute vitesse test

La prise en main et l’utilisation

Par rapport aux autres caméras haute vitesse existantes, la première chose que l’on remarque c’est le gabarit de la Phantom Flex 4K. Plus petite, plus légère, elle arrive à rivaliser avec des caméras standards et devient transportable plus facilement.

En théorie donc, il est tout a fait possible d’aller tourner en extérieur avec juste sa caméra, et quelques disques SSD pour enregistrer les images.

En pratique, même si cela reste possible, il faut tout de même relativiser. Il ne sera pas facile de réaliser un documentaire animalier en pleine nature par exemple.

Pour utiliser pleinement la caméra, il y a un process assez lourd et important : la caméra n’enregistre pas sur carte et a une mémoire tampon de 64 Go qui permet de relire le rush filmé pour ensuite en garder une partie. Selon la vitesse d’enregistrement et la résolution choisie, il y a nombre d’images maximum enregistrables (pour 1000 images en 4K on peut enregistrer seulement un peu moins de 5 secondes). En conséquence, il est obligatoire de s’entraîner avant de commencer, pour avoir les bons réflexes.

De plus, il faut d’abord capter l’image une première fois, puis la lire pour l’enregistrer. Ce n’est pas spécifique à la Phantom Flex 4K mais cela alourdit un peu plus le workflow lors des prises de vues.

Pour résumer, la Phantom Flex 4K est une caméra très modulable (vitesse + résolution), au format proche des caméras standards qui donne l’impression d’être facile à utiliser et qui permet d’élargir les possibilités offertes par les caméras haute vitesse. En revanche, la logistique qu’elle requiert (notamment son processus d’utilisation) rend son utilisation moins facile.

image test phantom flex 4K dynamique

L’image

Le capteur de la Phantom Flex 4K est vraiment très bon. Les noirs sont profonds. et s’il a quelques défauts de contour, ils restent très léger.

Nous avons pu comparer la Phantom Flex 4K à une autre caméra que l’on avait déjà utilisé plusieurs fois (une Photron). La Photron nous laissait beaucoup de bruit dans les basses lumières. Elle avait également un problème qui nous obligeait lorsque la caméra chauffait à refaire les noirs (et cela arrive régulièrement). Avec la Phantom, lorsque la caméra chauffe, elle s’occupe automatiquement de cette manipulation. Par conséquent, l’image est toujours nickel.

Malheureusement, nous n’avions pas de moniteur 4K sur le set. On se rendait bien compte sur le moment que l’image était plus coloré et précises mais on ne pouvait pas le voir véritablement.

Enfin, lorsque nous avons commencé à voir les images enregistrées par la Phantom et que nous avons repensé aux résultats obtenus avec d’autres caméras haute vitesse, nous avons constater très vite la différence entre les contrastes, les niveaux des noirs, le bruit insignifiant dans les basses lumières, ce qui est très jouissif. L’image était beaucoup plus dynamique, plus agréable et plus douce avec un nombre de détails très important.

D’ailleurs, le niveau de détail est tel qu’il demande une extrème précision (et beaucoup de vaisselle) lorsqu’on travaille avec des aquarium et de l’eau par exemple. Même avec une eau déminéralisée, filtrée il était presque impossible d’avoir une eau complètement pure à l’image. Car avec la 4K et l’optique macro, tout es dans le détail : on voit tous les défauts, toutes les imperfections et on ne peut donc rien laisser passer…

Test Phantom Flex 4K slow motion

Pour récapituler ce qu’on pense de la Phantom Flex 4K, voici les principaux points forts et les principaux points faibles.

Positif :

  • Facilité d’utilisation, prise en main facile comme une caméra standard
  • Caméra qui ne chauffe pas (journée de 10h)
  • Côté compact
  • Capteur très performant

Négatifs :

  • La logistique nécessaire autour de l’utilisation de la caméra
  • Le budget pour un projet
  • Temps d’enregistrement en fonction du débit qui est doublé.

En attendant la vidéo finale du projet, découvrez d’ores et déjà quelques images.

Un grand merci à Pixel’s Revenge, Sophie Pouille et Magic Hour pour ce beau projet !

Pagès Films, votre société de production audiovisuelle

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